La RĂ©publique tchèque a Ă©tĂ© un ardent dĂ©fenseur de la libertĂ© de l’internet et a la rĂ©putation d’une justesse irrĂ©prochable quand il s’agit des droits de ses citoyens. La situation des jeux en ligne aux Etats-Unis se retrouve aussi dans la juridiction tchèque, certains des opĂ©rateurs de jeux en ligne se prononçant contre la dĂ©cision du gouvernement de limiter le jeu aux paris Ă  cote fixe. La plĂ©thore de casinos en ligne Ă©trangers et les opĂ©rateurs de poker qui servent le marchĂ© tchèque ont un avantage distinct par rapport aux sociĂ©tĂ©s locales.

Il y a cinq opérateurs de jeux en ligne légalement autorisés dans la République tchèque et tous ont connu une diminution du nombre de clients et des recettes, parce que les casinos en ligne étrangers offrent de meilleures chances de gain et une plus grande variété de jeux.
Il y a 157 casinos en ligne qui offrent des jeux en langue tchèque ou en anglais, proposant des paris en Euros ou en dollars. Sazka, par exemple, est la société responsable de la loterie nationale et a récemment ajouté une section casino sur son site.

Lubomar Jeayek, le directeur des relations extĂ©rieures de Tipsport (l’un des sites autorisĂ©s), a exprimĂ© son opinion vĂ©hĂ©mente sur la scène du jeu en ligne en RĂ©publique tchèque. Soulignant l’iniquitĂ© de la situation, il a dit: « Bien que nous ayons Ă  lutter pour une licence, ils courent Ă  travers ce territoire comme si c’Ă©tait l’Ouest Sauvage. »

Le dĂ©veloppement de l’industrie du jeu en ligne sera lent en RĂ©publique tchèque. Jeayek remarque qu’il n’y avait pas encore une orientation claire tracĂ©e par les agents de contrĂ´le de la libĂ©ralisation des jeux en ligne.
Ce fait rend les opĂ©rateurs hĂ©sitants Ă  investir dans les projets de dĂ©veloppement de logiciels ou d’expansion. Tipsport a l’intention Ă©largir son offre après que l’industrie est lĂ©galisĂ©e et un système de rĂ©glementation est mis en place.

Ivo Valenta, le fondateur de Synot, un autre site autorisĂ©, a dĂ©clarĂ© que sa sociĂ©tĂ© avait dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© des produits comme un casino et un site de poker. « Nous croyons que ce marchĂ© sera ouvert en RĂ©publique tchèque et que nos politiciens vont enfin comprendre, comme ils le font dans d’autres pays, que l’État bĂ©nĂ©ficiera Ă©galement des recettes fiscales payĂ©es par les sites de jeux ».

Les projets de l’Allemagne de rĂ©glementer le jeu en ligne en Ă©tablissant un impĂ´t trop Ă©levĂ©, ont portĂ© atteinte au prix des actions de plusieurs sociĂ©tĂ©s.

Le 5 avril, les États allemands ont convenu d’adopter la lĂ©gislation qui autoriserait certaines formes de jeu en ligne, tout en contraignant les sociĂ©tĂ©s de jeu de payer 16,7% de leurs paris bruts comme impĂ´t. Les paris en direct seraient interdits par la nouvelle lĂ©gislation. Ă€ l’heure actuelle, les paris en ligne en Allemagne ne sont pas rĂ©glementĂ©s, ni taxĂ©s.

Le prix des actions en Bwin.Party Digital Entertainment a chutĂ© de 16% le mercredi 6 avril et de 9% le jeudi matin. La sociĂ©tĂ© nouvellement crĂ©Ă©e reçoit environ 23% de son chiffre d’affaires du marchĂ© allemand. Les actions du groupe Betfair ont diminuĂ© de 4,8%, mĂŞme si les recettes allemandes reprĂ©sentent seulement environ 5% de son activitĂ©.

Le taux d’imposition proposĂ©, qui entrerait en vigueur l’annĂ©e prochaine, rendrait « intenable » pour un opĂ©rateur de mener lĂ©galement des activitĂ©s dans le pays, disent les analystes. Bwin.Party dit que les règles ne respectent pas le droit communautaire europĂ©en et a demandĂ© aux États de trouver un modèle de rĂ©glementation « en conformitĂ© avec les rĂ©alitĂ©s du marchĂ© ».

Pour l’Allemagne, le risque avec cette lĂ©gislation draconienne, est de ne pas pouvoir trouver ni mĂŞme les opĂ©rateurs disposĂ©s Ă  demander l’une des sept licences que le gouvernement envisage d’accorder.

Le rĂ©examen de la lĂ©gislation allemande surviendra lorsque le traitĂ© inter-Ă©tatique interdisant les jeux en ligne arrivera Ă  terme Ă  la fin de 2011. La Cour europĂ©enne de justice a dĂ©jĂ  constatĂ© que ces règles ne poursuivaient pas l’objectif dĂ©clarĂ© de combattre la dĂ©pendance au jeu. Le principal objectif est plutĂ´t celui de protĂ©ger les loteries nationales et les autres sociĂ©tĂ©s de paris gĂ©rĂ©s par l’État.

Bwin.party est devenu la plus grande sociĂ©tĂ© de jeux du monde, Ă©tant le rĂ©sultat d’une fusion de deux cultures très diffĂ©rentes appartenant Ă  deux gĂ©ants de l’industrie.

La nouvelle entité a été cotée pour la première fois à la Bourse de Londres après la fusion de Bwin, le spécialiste de paris sportifs basé en Autriche, et Party Gaming, basé au Royaume-Uni, qui a longtemps dominé le poker en ligne.

Les deux sociĂ©tĂ©s Ă©taient des « dinosaures de l’industrie », selon l’expression de Norbert Teufelberger, PDG de Bwin. Les points forts de PartyGaming ont Ă©tĂ© le poker, un meilleur contrĂ´le des coĂ»ts et une plus forte emprise sur le marchĂ© amĂ©ricain. Bwin allait apporter sa cote dans les paris sportifs, l’expertise de valorisation de la marque et une meilleure connaissance des marchĂ©s europĂ©ens.

L’un des principaux objectifs de la fusion a Ă©tĂ© de crĂ©er une grille pour concurrencer plus efficacement. Pour 2011, les analystes prĂ©voient des revenus de 841 M €. Sur la scène europĂ©enne, Bwin.party sera deux Ă  trois fois plus fort que ses plus proches rivaux dans l’espace virtuel des jeux. Toutefois,  les deux William Hill et Ladbrokes le dĂ©passent lorsqu’on prend en compte les revenus et les gains de leurs maisons de paris.

De toute façon, la concurrence est acerbe. PokerStars et Full Tilt, les deux grandes entreprises de poker en ligne qui ont dominé le marché du pokerdes États-Unis depuis le départ de PartyGaming, ont également pris des parts de marché dans les territoires européens nouvellement réglementés.

En fusionnant les liquiditĂ©s de poker – en d’autres termes combinant le nombre de joueurs de poker et le montant des enjeux – Jim Ryan (dirigeant de Party Gaming) espère diffĂ©rencier mieux sa marque PartyPoker de PokerStars et Full Tilt Poker sur les marchĂ©s d’Europe.

Dans le proche avenir, Bwin.party s’attend Ă  ĂŞtre dans l’avant-garde des marchĂ©s europĂ©ens libĂ©ralisĂ©s. Mais le groupe porte aussi un grand intĂ©rĂŞt au marchĂ© amĂ©ricain, oĂą des changements sont impatiemment attendus.

Les entreprises amĂ©ricaines se positionnent Ă  la ligne de dĂ©part. Wynn Resorts et PokerStars ont dĂ©jĂ  annoncĂ© une « relation stratĂ©gique », un mouvement redoutable pour les opĂ©rateurs europĂ©ens qui veulent gagner des parts de marchĂ© aux États-Unis.

Les propriĂ©taires d’appareils intelligents Android auront bientĂ´t l’occasion de jouer au poker en argent rĂ©el sur leur tĂ©lĂ©phone. Microgaming a annoncĂ© son intention de lancer une application Android de poker en argent rĂ©el dans les prochains mois.

Il n’y a aucun indice si l’application sera simplement une version rĂ©duite ou plus complexe de l’expĂ©rience du poker. Une dĂ©mo de l’application a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en janvier Ă  l’ICE.

Microgaming va entrer dans une sphère qui devient rapidement encombrée, rejoignant bwin et la salle dominante Full Tilt Poker.

Une version mobile de leur salle de poker fonctionne via leur format Rush Poker, ce qui signifie que les joueurs peuvent jouer Ă  une seule table sur leur appareil mobile. Mais il est prĂ©fĂ©rable d’Ă©viter les temps d’arrĂŞt entre les mains, parce que Rush Poker vous inscrit dans une nouvelle main une fois que vous vous couchez.

Comme de plus en plus de salles en ligne s’adaptent Ă  la plus nouvelle technologie, une question Ă©vidente se pose: Qu’en est-il de PokerStars? Le gĂ©ant de l’industrie du poker en ligne aurait immĂ©diatement un impact sĂ©ismique sur le marchĂ© de poker mobile.

Le marchĂ© est-il tout simplement trop petit pour que PokerStars le prenne en compte? Ou sont-ils Ă  la recherche d’un format pour les applications sur mobile, comme Full Tilt Poker a fait avec Rush?

Le marchĂ© français des jeux en ligne est encore fermĂ©, mais cela n’empĂŞche pas les autoritĂ©s de poursuivre la « chasse aux sorcières » menĂ©e contre les opĂ©rateurs considĂ©rĂ©s illĂ©gaux. Ceux-ci devront penser deux fois avant d’offrir leurs services aux rĂ©sidents français, car les sanctions ont Ă©tĂ© endurcies. D’habitude, ces affaires aboutissent devant le juge, puisque les opĂ©rateurs accusĂ©s d’exercice illĂ©gal contestent la compĂ©tence d’une instance française de dĂ©cider dans leur cas. Et cela, parce que ces sociĂ©tĂ©s sont domiciliĂ©es Ă  l’Ă©tranger, se trouvant sous d’autres juridictions.

Si toutefois, une sociĂ©tĂ© prend encore des libertĂ©s avec la lĂ©gislation française, elle risquera une amende de 90,000 € et une peine de jusqu’Ă  3 ans de prison pour les responsables. L’amende augmente Ă  200,000 € pour les groupes organisĂ©s et les dirigeants pourront ĂŞtre condamnĂ©s Ă  des peines de prison allant jusqu’Ă  7 ans.

La publicitĂ© pour les sites considĂ©rĂ©s illĂ©gaux est une autre cible des gardiens de la loi. Une telle action sera sanctionnĂ©e d’une amende de 100,000 €.

A tout cela, une seule solution: la demande d’agrĂ©ment auprès de l’autoritĂ© chargĂ©e d’octroyer des licences. Cette dĂ©marche est Ă©galement coĂ»teuse, comprenant la taxe pour la demande, le paiement de l’impĂ´t et aussi le coĂ»t du renouvellement de la licence, tous les cinq ans. En tout, l’opĂ©ration coĂ»terait entre 52,000 € et 215,000€.

L’Association des Jeux Ă  distance (RGA – Remote Gambling Association) s’est engagĂ©e il y a quelque temps Ă  mener une enquĂŞte indĂ©pendante sur l’intĂ©gritĂ© des jeux et des paris. La question mise sous la loupe de la RGA a Ă©tĂ© la corruption et les matchs arrangĂ©s. Les allĂ©gations dans cette direction persistent depuis quelque temps, un certain nombre de parieurs ayant le sentiment qu’il est impossible de gagner. En outre, plusieurs opĂ©rateurs ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ  accusĂ©s d’ĂŞtre impliquĂ©s dans des scandales autour des matchs truquĂ©s.

Le rapport promis a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© et fournit une analyse dĂ©taillĂ©e concernant l’impact des paris sur les sports, notamment d’une perspective commerciale et d’intĂ©gritĂ©. Le rapport fait savoir que le problème de la corruption qui touche les paris sportifs s’Ă©tait amplifiĂ©e.

Toutefois, « il n’y a aucune preuve que la corruption liĂ©e aux paris sportifs est en hausse et il est très Ă©vident qu’il y a des menaces bien plus grandes Ă  partir d’autres sources de corruption, comme le dopage ».

« Malheureusement, beaucoup cherchent Ă  utiliser le sujet de l’intĂ©gritĂ© pour convaincre les lĂ©gislateurs d’introduire des mĂ©canismes lĂ©gaux pour accroĂ®tre les niveaux de taxation. » Chose dĂ©raisonnable, car l’industrie des jeux fournit dĂ©jĂ  3,4 milliards d’euros par an Ă  l’intĂ©rieur de l’UE.

En mĂŞme temps, il serait injuste de demander aux opĂ©rateurs de paris de payer un prix pour chaque Ă©vĂ©nement sportif, parce qu’ils ne gagnent pas assez pour pouvoir le faire.

C’est une ironie, soutient la RGA, d’augmenter les impĂ´ts sur les paris, alors que les caisses des Etat pourraient ĂŞtre partout enrichies si les pays membres n’interdisaient pas la publicitĂ© et le parrainage par les opĂ©rateurs du secteur privĂ©.

Clive Hawkswood, le directeur exĂ©cutif de la RGA, a ajoutĂ©: « Nous comprenons parfaitement pourquoi les gouvernements souhaitent appuyer et promouvoir le sport et nous ne contestons pas cela ». Cependant, il a soulignĂ© une fois de plus que l’industrie des jeux reste l’un des plus hautement taxĂ©s domaines d’activitĂ©s et que les activitĂ©s sportives sont, de plus, très profitables.

Le rapport contient aussi la demande que les reprĂ©sentants de l’industrie soient invitĂ©s aux discussions politiques portant sur le domaine. La RGA a relevĂ© qu’il Ă©tait injuste de prendre des dĂ©cisions au sujet des jeux tout en ignorant ses reprĂ©sentants.

Betfair Group Ltd., l’une des compagnes ayant un large portefeuille de services et de produits dans le domaine des jeux, a rĂ©cemment renforcĂ© sa prĂ©sence aux Etats-Unis. La sociĂ©tĂ©, basĂ©e au Royaume-Uni et pionnier dans le domaine des « Ă©changes de paris« , a annoncĂ©, au dĂ©but du mois, l’acquisition de TVG – Television Network Games.

La chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision lui a Ă©tĂ© vendu par Macrovision Solutions, Ă  un prix de 50 millions de dollars. Selon toute Ă©vidence, TVG n’a pas eu l’occasion de prendre pied Ă  cĂ´tĂ© de son ancien propriĂ©taire. Macrovision a commencĂ© la recherche d’un acheteur pour TVG peu de temps après l’acquisition de Gemstar-TV Guide, en 2008.

Quel sera, donc, l’avenir de TVG avec Betfair? Gerard Cunningham, le prĂ©sident de Betfair aux États-Unis, a dĂ©clarĂ© que son entreprise utiliserait son expertise pour dĂ©velopper TVG: «Nous sommes extrĂŞmement heureux d’ĂŞtre les nouveaux propriĂ©taires de TVG et nous allons nous appuyer sur l’expĂ©rience de Betfair pour faire croĂ®tre l’entreprise. »

David Yu, directeur général de Betfair, a déclaré aussi que TVG, qui offre des paris mutuels sur sa plate-forme, est un bon coup.

A la recherche des moyens alternatifs d’augmenter les revenus d’Etat, les pays d’Asie renoncent au conservatisme rigoureux et ouvrent quelques portes aux jeux. Ainsi, après Macau, c’est le Taiwan qui lĂ©galise maintenant les jeux et les casinos. La nouvelle a fait la joie non seulement des joueurs, mais dans la mĂŞme mesure des investisseurs. Les choses sont quand-mĂŞme un peu plus compliquĂ©es, car quelqu’un qui voudrait investir dans la rĂ©gion devrait s’assurer de l’accord de la Chine, qui revendique la souverainetĂ© sur l’Ă®le.

Lawrence Ho, le lĂ©gataire de Melco PBL Entertainment Ltd. ( qui dĂ©tient Crown Macau Hotel Casino), a immĂ©diatement annoncĂ© son intention d’Ă©tendre son empire Ă  Taiwan. Dans une interview accordĂ©e Ă  l’AFP, le jeune homme d’affaires, fils du magnat Stanley Ho, s’est montrĂ© très enthousiasmĂ© par l’approbation, au sein du parlement de Taiwan, d’un projet de loi autorisant la construction de casinos sur les Ă®les de Taiwan. « Sous rĂ©serve du marchĂ© du crĂ©dit, nous sommes très intĂ©ressĂ©s », a dĂ©clarĂ© Ho, n’oubliant pas pour autant de rappeler les bonnes relations avec la Chine.

SĂ©parĂ© politiquement du continent depuis 1949, le Taiwan a menĂ© une politique hostile envers la Chine et les relations bilatĂ©rales n’ont commencĂ© Ă  se rĂ©chauffer qu’en 2008, après l’avènement au pouvoir de Taipei d’un nouveau gouvernement.

MĂŞme si intĂ©ressĂ© Ă©galement de dĂ©velopper son affaire au Japon, Ho ne veut prendre aucune mesure qui puisse toucher son entreprise de Macau, qui restera sa base. En effet, avec des concurrents tels que Wynn, Las Vegas Sands, Sociedade de Jogos de Macau (SJM) et MGM Grand Macau, le jeune entrepreneur a raison d’agir prudemment.

Sa compagne a Ă©tĂ© dĂ©jĂ  affectĂ©e par les restrictions de visa imposĂ©es par Beijing l’annĂ©e passĂ©e. Suite Ă  cette mesure, les revenus de l’industrie de jeux de Macau ont baissĂ© de 10% seulement dans le troisième trimestre de l’an dernier. Si la Chine assouplit sa politique des visas dans les prochains mois, les opĂ©rateurs de jeux de casino gratuit de Macau pourront se rassurer.

D’ailleurs, l’optimisme de Lawrence Ho ne semble pas tenir compte des difficultĂ©s administratives ou de la crise financière. Un nouveau resort de divertissement, City of Dreams, qui a avalĂ© 2,1 milliards de dollars, sera ouvert tel que prĂ©vu, au deuxième trimestre de cette annĂ©e. C’est le seul grand projet qui se rĂ©alise Ă  prĂ©sent Ă  Macau.

 Ho, qui, selon ses dites, n’a jamais jouĂ©, est souvent considĂ©rĂ© comme le prochain « roi du jeu » de Macau, après son père, qui a derrière quatre dĂ©cennies de monopole dans le secteur des jeux de la province.

Au dĂ©but de ce mois, La Grande Bretagne et la Malte ont fait Ă©quipe pour empĂŞcher les tentatives de la prĂ©sidence française de l’Union EuropĂ©enne de mettre l’industrie des jeux sous les règlements d’une politique commune.

Ainsi, la France a prĂ©sentĂ©, dans le cadre d’une rĂ©union des ministres de l’Industrie des pays membres, un document de discussion oĂą l’on affirmait « qu’on est dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© pour une approche commune ». L’inclusion de ce domaine dans les politiques communes serait, en effet, le signe d’un sĂ©rieux avancement sur la voie de l’intĂ©gration de cette industrie. Mais, pour y aboutir, il faudra faire usage d’arguments pesants.

Dans le passĂ©, on dit, les jeux pourraient ĂŞtre traitĂ©s au niveau national, mais la multiplication des transactions en ligne internationales, rend nĂ©cessaires un nivellement communautaire. « Les dĂ©fis communs identifiĂ©s semblent justifier le dĂ©veloppement d’une approche au niveau de l’Union », Ă©crit le document.

Mais comme sur la question le consensus des 27 membres n’a pas Ă©tĂ© atteint, Charlie McCreevy, le Commissaire au MarchĂ© IntĂ©rieur, a annoncĂ© qu’on n’a pas proposĂ© des règlements communs. La question est politiquement sensible, car elle touche Ă  des recettes fiscales importantes et aux traditions de nombreux pays.

D’autre part, le manque d’une lĂ©gislation et des normes unitaires, met les sociĂ©tĂ©s de jeux et de casino gratuit dans la situation de faire face Ă  bien des obstacles, notamment aux barrières levĂ©es par certains gouvernements devant les casinos en ligne.

La RĂ©publique TchĂ©que, qui prend la prĂ©sidence de l’Union le 1er janvier 2009, a signalĂ© qu’on continuerait le dĂ©bat, mais a Ă©vitĂ© de s’engager d’une manière ou d’autre. « Ils ont laissĂ© la porte ouverte Ă  l’examen de la question, malgrĂ© la forte opposition de la Grande Bretagne et de Malte », a dĂ©clarĂ© un diplomate qui a assistĂ© Ă  la rĂ©union. Les deux pays, qui sont connus pour leur politique libĂ©rale dans la matière, ont eu des interventions soutenant que les jeux devraient rester dans la compĂ©tence nationale.

Mais peut-ĂŞtre que cette « compĂ©tence nationale » est Ă©galement la cause qui engendre une jurisprudence très riche de la Cour de Justice EuropĂ©enne. Ce n’est pas seulement une fois que la Cour a statuĂ© que les restrictions sur les jeux doivent ĂŞtre non-discriminatoires et proportionnĂ©es, et McCreevy a lancĂ© des actions en justice contre 10 Etats membres pour les faire respecter ces dĂ©cisions. Mais, si l’on demande Ă  la Grande Bretagne et Ă  Malte, une politique commune porterait assurĂ©ment la marque des restrictions infligĂ©es par les pays moins « ouverts » Ă  un tel domaine.

MĂŞme si les casinos virtuels ne sont plus une nouveautĂ© dans le domaine des jeux, il y a encore des joueurs qui, restant fidèles aux casinos terrestres, soulèvent des questions sur les possibilitĂ©s et les avantages des casinos en ligne. La plupart des gens comparent les jeux disponibles dans les casinos traditionnels Ă  ceux des casinos en ligne et assument qu’il y a des jeux qu’on ne peut pas trouver dans l’espace virtuel. En rĂ©alitĂ©s, le rapport semble ĂŞtre plutĂ´t l’inverse. Ă€ vrai dire, les casinos virtuels offrent un choix de jeux beaucoup plus riche que leurs analogues terrestres.

Dans un casino gratuit en ligne, on trouvera les plus populaires jeux de table, du blackjack, Ă  la roulette, au craps etc. Tout ça est disponible sur les salles de jeux en ligne, mĂŞme si pas tous les sites offrent des jeux multi-joueurs. C’est Ă  vous de vĂ©rifier au cas par cas. La roulette, le kĂ©no ou les billets Ă  gratter virtuels y sont Ă©galement prĂ©sents. Le cĂ´tĂ© fort des sites de jeux repose, quand-mĂŞme, sur les vidĂ©o slots.

Les machines Ă  sous sont, tout comme dans les casinos traditionnels, le sous-domaine le plus populaire parmi le public des joueurs. Mais, Ă  la diffĂ©rence de ce que vous connaissiez dans les casinos en brique, les casinos sur internet sont plus branchĂ©s aux nouveautĂ©s du domaine techniques et, donc, Ă  mĂŞme de mettre Ă  jour dans un rythme plus rapide ce type de jeux. Les jeux Ă  jackpot progressif sont un autre exemple de la façon dont les jeux en ligne ont devancĂ© petit Ă  petit les affaires « hors ligne ». Si, dans un casino terrestre on peut trouver un jackpot progressif de 1 million d’euros, sur un casino en ligne, ce jackpot peut atteindre 5 millions d’euros, qui en outre, sont gagnĂ©s Ă  un taux beaucoup plus Ă©levĂ©.

Page suivante »