Ajouté le 10 septembre 2009 dans ActualitĂ©s de l'industrie, LĂ©gislation jeux par corinnePas de commentaires »

La Cour de Justice de la CommunautĂ© EuropĂ©enne (CJCE) s’est prononcĂ©e pour la premiĂšre fois dans une affaire qui traite de la compatibilitĂ© des monopoles d’Etat sur les jeux en ligne avec les principes inscrits dans les TraitĂ©s europĂ©ens. L’instance a dĂ» arrĂȘter une dĂ©cision sur la lĂ©gitimitĂ© du monopole des jeux du Portugal par rapport aux opĂ©rateurs privĂ©s Ă©trangers. Cette affaire a mis en discussion la libertĂ© d’Ă©tablissement, la libre prestation de services et la libre circulation des capitaux Ă  l’intĂ©rieur de l’Union EuropĂ©enne.

Le cadre factuel est le suivant: La Ligue Portugaise de Football et Bwin se sont vus infliger des amendes de 74.000 euros et 75.000 euros suite Ă  un contrat de sponsorisation entre ces deux. Le contrat a permis Ă  la sociĂ©tĂ© Bwin de faire la publicitĂ© Ă  son site par le biais de la Ligue, alors que la lĂ©gislation nationale ne permet pas aux opĂ©rateurs Ă©trangers de fonctionner au Portugal. Ils ont contestĂ© en justice les sanctions, mais la juridiction portugaise a renvoyĂ© le cas Ă  la CJCE, en lui posant ce qu’on appelle une question prĂ©judicielle. Par consĂ©quent, la dĂ©cision en l’espĂšce a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  l’instance europĂ©enne.

Malheureusement, la dĂ©cision de la CJCE a créé un prĂ©cĂ©dent dĂ©favorable dans la jurisprudence europĂ©enne, alors que tout le monde s’attendait au fait contraire. La Cour a statuĂ© que l’interdiction des sites de paris en ligne est justifiĂ©e dans un pays lorsqu’Ă  la base de cette interdiction se trouvent des raisons comme le maintien de l’ordre public ou la lutte contre la fraude et la criminalitĂ©.

“L’interdiction d’offrir des jeux sur Internet que la lĂ©gislation portugaise impose Ă  l’Ă©gard des opĂ©rateurs comme Bwin peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme compatible avec la libre prestation de services”, a Ă©tabli la Cour dans son arrĂȘt. Elle a relevĂ© que l’industrie des jeux d’argent sur internet n’est pas soumise Ă  une harmonisation communautaire. Par consĂ©quent, les Etats sont en droit d’Ă©tablir le traitement Ă  appliquer Ă  un certain opĂ©rateur.

En outre, l’instance europĂ©enne considĂšre que le risque de fraude et d’autres activitĂ©s illicites et criminelles est plus Ă©levĂ© dans le cas des jeux en ligne que pour les Ă©tablissements de jeu traditionnels.

MĂȘme si attendue comme un prĂ©cĂ©dent juridique en matiĂšre, la dĂ©cision dans l’affaire “Bwin Liga” n’est pas sacro-sainte pour les acteurs de l’industrie dans des situations plus ou moins similaires. Le principe de la libre prestation de services reste un point d’appui pour les opĂ©rateurs qui se confrontent Ă  des monopoles dans un pays de l’Union.

Ajouté le 10 septembre 2009 dans ActualitĂ©s de l'industrie par corinnePas de commentaires »

Les opĂ©rateurs de jeu en ligne du monde entier ont poussĂ© un soupir de soulagement en apprenant que la banque du milliardaire Allen Stanford avait Ă©tĂ© fermĂ© Ă  Antigua. La proximitĂ© Ă©tait dangereuse pour les casinotiers, dans l’une des principales juridictions qui leur octroient des licences de fonctionnement.

Mais “Stanford n’aurait conclu des affaires avec nul entrepreneur liĂ© aux jeux en ligne, parce qu’il prĂ©tendait ĂȘtre un baptiste du Sud”, a dĂ©clarĂ© un opĂ©rateur. La rĂ©alitĂ© est que, lorsque Stanford a Ă©tĂ© accusĂ© de fraude le fĂ©vrier dernier, le secteur des jeux en ligne n’a pas Ă©tĂ© (trop) touchĂ©.

Stanford, connu comme l’un des plus importants sponsors des sports professionnels, a Ă©tĂ© inculpĂ© de “fraude continue massive”, concentrĂ©e sur un rĂ©gime d’investissement de 8 milliads de dollars. Les actions de Stanford, ainsi que les actions de ses sociĂ©tĂ©s, ont Ă©tĂ© gĂ©lĂ©es et placĂ©es sous sĂ©questre par un juge fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain.

Allen Stanford a aussi des comptes Ă  rendre Ă  d’autres institutions. Le complexe Bellagio est l’une de celles-ci. Il l’a poursuivi en justice au Tribunal du district du comtĂ© de Clark Ă  Las Vegas, en raison d’une dette de 258.480 $, la valeur de plusieurs marqueurs de jeu (gambling markers) non payĂ©s.

Le luxueux casino Bellagio, une propriété de MGM Mirage, a fait savoir dans sa poursuite que Stanford avait signé pour 14 marqueurs entre le 15 et le 22 janvier.

De tels marqueurs sont reconnus dans la lĂ©gislation de Nevada comme des instruments de crĂ©dit attestant une dette Ă  une salle de jeu. Bellagio demande le paiement de 258,480$, plus les intĂ©rĂȘts Ă  un taux de 18% par an et les honoraires des avocates.