Le gouvernement amĂ©ricain pourrait prĂ©parer sa première action en justice contre un opĂ©rateur de jeux en ligne. Sur le banc des accusĂ©s il y a Full Tilt Poker, l’un des sites majeurs de poker, qui a dĂ©fiĂ© la loi amĂ©ricaine UIGEA. Les agents FBI ont interviewĂ© les patrons de Full Tilt et ont Ă©galement procĂ©dĂ© Ă  des visites imprĂ©vues chez certains joueurs, les interrogeant sur leurs transactions avec Full Tilt. Ces informations nous parviennent du forum de poker twoplustwo, leur vĂ©ridicitĂ© n’Ă©tant pas prouvĂ©e.

Les agents prĂ©tendent qu’ils ne poursuivent pas les joueurs, mais cherchent Ă  ramasser des informations sur Full Tilt. Cela indique qu’ils prĂ©parent une action au niveau fĂ©dĂ©ral contre le rĂ©putĂ© opĂ©rateur de poker en ligne. Si les raisonnements du forum sont purement spĂ©culatifs, la situation semble toutefois mener Ă  quelques conclusions logiques.

L’Ă©tablissement de l’enquĂŞte Ă  Washington est un indice, car l’Etat est l’un de ceux ayant une loi dure contre le poker en ligne. Les opĂ©rateurs qui acceptent les rĂ©sidents de Washington sur leurs sites tombent sous l’incidence de la loi.

De plus, Washington permet la poursuivie en justice des opĂ©rateurs en ligne pour infraction pĂ©nale (felony). Avec cet argument, les enquĂŞteurs pourront obliger les joueurs refractaires Ă  coopĂ©rer. Cela a Ă©tĂ© un problème dans d’autres juridictions plus permissives.

L’UIGEA devrait ĂŞtre implĂ©mentĂ©e Ă  partir du 1er juin, Ă  moins que le Congrès ne l’abroge entre temps. Le dĂ©putĂ© Barney Franck essaie d’aboutir Ă  faire rĂ©glĂ©menter le domaine avant que l’UIGEA soit appliquĂ©e.

Si rien de positif n’arrive de ce cĂ´tĂ©, l’action en justice Ă  l’encontre de Full Tilt Poker pourrait s’avĂ©rer dĂ©sastreuse pour l’entreprise.

La France va ouvrir prochainement son marchĂ© de paris en ligne et le calendrier de l’ouverture est très serrĂ© - on envisage que la loi soit mise en place avant que la Coupe du monde de football donne le coup d’envoi en juin 2010. Après avoir Ă©tĂ© examinĂ© par l’AssemblĂ©e Nationale en octobre 2009, le projet de loi a passĂ© une autre Ă©tape, Ă©tant adoptĂ© par le SĂ©nat en première lecture avec 181 voix pour Ă  140 contre.

Le projet sera de nouveau soumis Ă  l’examen des DĂ©putĂ©s, pour une deuxième lecture le 30 mars. Si le vote final du Parlement est favorable, le projet devra ĂŞtre Ă©galement approuvĂ© par l’Union EuropĂ©enne, le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel.

MalgrĂ© une certaine opposition au projet, le ministre du Budget Eric Woerth, qui est aussi maire de Chantilly, a dĂ©clarĂ© que la reforme irait “rĂ©glĂ©menter un gros nombre d’activitĂ©s illĂ©gales”. Woerth a ajoutĂ© que le projet rĂ©pondait aux demandes des opĂ©rateurs français d’agir contre le jeu illicite offert par les sites Ă©trangers.

Une fois la nouvelle loi implĂ©mentĂ©e, le PMU espère s’emparer du 20 Ă  25% du marchĂ© des paris en ligne, y compris les paris Ă  cote fixe sur les sports tels le football, le rugby et le tennis. En novembre 2009, le Pari Mutuel Urbain a signĂ© un partenariat avec l’opĂ©rateur Paddy Power, qui est en mesure de l’aviser sur ce type d’activitĂ©.

Le chiffre d’affaires des jeux en ligne a atteint en 2009 703 millions d’euros, Ă©tant estimĂ© Ă  800 millions d’euros en 2010 et Ă  1.4 milliard d’euros en 2011.