La sociĂ©tĂ© grecque Intralot est prĂŞte Ă  poursuivre son expansion mondiale. Un nouveau accord signĂ© avec l’Arjel, l’organisme qui contrĂ´le les jeux et les paris sur Internet en France. Intralot France vient de recevoir une licence de la part de l’Arjel qui l’autorise Ă  offrir des paris sportifs sur Internet. La licence est accordĂ©e sur une pĂ©riode de 5 ans, renouvelable.

Intralot opère dans 50 pays du monde entier. Cette prĂ©sence mondiale est un fort signe de pouvoir. Le produit principal d’Intralot sont les systèmes de loterie nationale, mais le groupe s’est Ă©galement impliquĂ© dans le secteur des paris sportifs, des casinos en ligne, du poker et des terminaux de loterie vidĂ©o.

VoilĂ  quelle a Ă©tĂ© la dĂ©claration de Constantinos Antonopoulos, le PDG d’Intralot, au sujet de l’expansion de la sociĂ©tĂ© en France: « La licence que Intralot a reçu pour la France est une Ă©tape très importante vers la mise en oeuvre de nos plans de capitaliser sur l’opportunitĂ© majeure reprĂ©sentĂ©e par la croissance du secteur europĂ©en de jeux en ligne. Nous sommes impatients d’offrir nos services et produits innovants, ainsi que des expĂ©riences de divertissement sur le marchĂ© français ».

Le marchĂ© français des paris en ligne a Ă©tĂ© libĂ©ralisĂ© en juin 2010. Outre les paris sportifs, la nouvelle loi française a lĂ©galisĂ© le poker en ligne et les paris hippiques. Antonopoulos a dĂ©voilĂ© que Intralot avait dĂ©jĂ  des plans de soumettre d’autres demandes de licence Ă  l’Arjel, espĂ©rant tirer profit aussi de ces deux sous-domaines.

A l’automne de 2010, la fin de la rĂ©cession Ă©conomique montre ses premières lueurs dans de nombreuses villes. Mais le Las Vegas n’est pas l’une d’elles.

Las Vegas chancelle sous le poids des forces Ă©conomiques combinĂ©es qui ont envoyĂ© la capitale du jeu de l’AmĂ©rique en ce que les autoritĂ©s qualifient de sa plus profonde crise Ă©conomique depuis que les premiers casinos sont apparus dans le dĂ©sert du Nevada dans les annĂ©es 1940.

Les dirigeants de la ville gardent l’espoir que les revenus des casinos vont rebondir une fois avec l’Ă©conomie du pays. Mais les experts prĂ©voient qu’il ne sera pas suffisant de contrebalancer l’effondrement de l’industrie de la construction, un autre pilier Ă©conomique de la ville.

Le taux de chĂ´mage au Nevada est de 14.4%, le plus Ă©levĂ© aux Etats-Unis, et un contraste frappant avec le taux de chĂ´mage de 3.8% de l’Etat il y a 10 ans. A Las Vegas, le taux de chĂ´mage s’Ă©lève mĂŞme Ă  14.7%.

Le complexe hĂ´tel-casino Plaza, situĂ© au centre-ville, a rĂ©cemment annoncĂ© qu’il envoyait en chĂ´mage temporaire 400 employĂ©s. L’hĂ´tel et une partie du casino ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour des « rĂ©novations ».

« Il Ă©tait en mauvais Ă©tat avant, mais pas tellement », a dĂ©clarĂ© David Schwartz, directeur du Centre des Recherches de jeu de l’UniversitĂ© du Nevada, Las Vegas. « Si l’on regarde les recettes des jeux, elles ont continuĂ© Ă  baisser au cours des trois dernières annĂ©es. »

Le maire Oscar Goodman est quand-mĂŞme « très optimiste sur l’avenir ». Mais il a ajoutĂ©: « Notre moyenne quotidienne quant au tarif des chambres d’hĂ´tel n’est pas celle d’autrefois. Nos prix sont de bonnes affaires aujourd’hui. Les gens ne dĂ©pensent plus aux jeux comme dans le passĂ©. D’ordinaire, le Las Vegas Ă©tait le dernier Ă  entrer dans une rĂ©cession et le premier Ă  en sortir. Cette fois-ci, c’est diffĂ©rent. Dès qu’ils se sentiront en sĂ©curitĂ© financièrement, puis le Las Vegas renaĂ®tra plus fort que jamais ».

A première vue, la baisse des revenus des jeux à Las Vegas suit les tendances historiques: les Américains réduisent leur budget destiné aux loisirs pendant une récession. De plus, il y a des signes que les recettes des jeux, qui sont aux niveaux de 2004, se sont au moins stabilisées. Après des mois de déclin précipité, les revenus ont augmenté de 3% au premier trimestre de 2010, puis ils ont chuté de 5% au deuxième trimestre.

« Je pense que nous atteignons le bas », a dĂ©clarĂ© Stephen P.A. Brown, directeur du Centre des Affaires et Etudes Economiques Ă  l’UniversitĂ© du Nevada. « Les attentes sont qu’une fois que l’Ă©conomie amĂ©ricaine remontera, l’industrie des jeux va commencer Ă  s’amĂ©liorer ».

Ce qui est inquiĂ©tant, c’est la nature de ce ralentissement Ă©conomique. Les Ă©conomistes disent que les gens ne joueront plus aussi librement qu’ils le faisaient dans le passĂ©, en particulier les baby-boomers, bouleversĂ©s par leurs annĂ©es de retraite.

Au milieu de tout cela, comme un symbole du goĂ»t de la ville pour les risques extravagants, s’Ă©lève une Ă©norme nouvelle « communautĂ© urbaine » appelĂ©e CityCenter, ouvert Ă  cĂ´tĂ© de Bellagio sur le Strip.

Construit par MGM Resorts et le gouvernement de DubaĂŻ, CityCenter est le plus grand projet privĂ© de construction dans l’histoire des Etats-Unis. C’est un labyrinthe de 8,5 milliards de dollars comprenant hĂ´tels, casinos, centres commerciaux, salles de rĂ©union, salles de confĂ©rences et spas rĂ©partis sur 76 acres. En acier et verre, cet amas de bâtiments est le signe d’un nouveau style d’architecture et d’urbanisme non expĂ©rimentĂ© Ă  Las Vegas auparavant.

En mĂŞme temps, les autoritĂ©s municipales sont averties quant Ă  un autre danger Ă  l’horizon: les jeux en ligne. Stephen Brown est confiant que les jeux sur Internet n’Ă©loigneront pas les joueurs de Las Vegas parce que « les jeux en ligne attirent davantage les joueurs accros que les personnes qui cherchent une expĂ©rience au casino ».

Mais le leader de la majoritĂ© au SĂ©nat, Harry Reid, a dĂ©clarĂ© qu’il s’opposerait Ă  une telle mesure, parce qu’elle nuirait Ă  l’industrie touristique de l’Etat et engendrerait des pertes d’emplois.