La Commission europĂ©enne a arrĂȘtĂ© la procĂ©dure d’infraction contre la France aprĂšs avoir jugĂ© que le changement de la lĂ©gislation des paris en ligne offrait dĂ©sormais un choix juste pour les parieurs.

Avant la modification de la loi, les Français ne pouvaient utiliser que les services de paris du Pari Mutuel urbain pour les courses de chevaux et de la Française des Jeux, pour tous les autres paris sportifs.

Cela avait créé un monopole, laissant dans la zone noire tous les autres opérateurs voulant agir sur le marché français.

Cela a dĂ©terminĂ© la Commission europĂ©enne d’entamer en 2006 des procĂ©dures d’infraction contre la France, considĂ©rant le manque de choix du public français totalement insatisfaisant et inĂ©quitable. On a Ă©galement jugĂ© injuste que toutes les autres sociĂ©tĂ©s soient discriminĂ©es pour des raisons disproportionnĂ©es.

Le gouvernement français a Ă©tĂ© donc obligĂ© de crĂ©er un marchĂ© plus permĂ©able et concevoir un systĂšme de licences accessibles aux opĂ©rateurs Ă  travers l’Europe.

Ce changement Ă  la loi française a Ă©tĂ© un vĂ©ritable coup pour un grand nombre d’entreprises, en particulier pour celles basĂ©es Ă  Malte, et pourrait finir par dĂ©clencher un changement dans d’autres pays europĂ©ens.

« Nous avons fait valoir depuis longtemps que les sociĂ©tĂ©s de jeux en ligne ne pouvaient pas ĂȘtre interdites dans les autres pays de l’Union EuropĂ©enne, a prĂ©cisĂ© un porte-parole d’une sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă  Malte. Nous espĂ©rons que la dĂ©cision prise par la France va maintenant ĂȘtre suivie par d’autres Etats membres de l’UE qui nous imposent encore des restrictions ».

Que faut-il pour amener les gouvernements Ă  dĂ©rĂ©glementer les marchĂ©s des jeux? On peut penser que la rĂ©ponse est « un miracle », mais pas nĂ©cessairement.

Cependant, il semble que la crise Ă©conomique soit une autre mĂ©thode de faire changer la lĂ©gislation en vue d’un marchĂ© libre. Alors, ce n’est pas surprenant que l’Etat de New Jersey a vraiment modifiĂ© l’agenda Ă©conomique, vu le fait qu’il a l’une des pires situations budgĂ©taires du pays.

Depuis le dĂ©but de la rĂ©cession Ă©conomique en 2008, on a Ă©tĂ© tĂ©moins de plusieurs tentatives de dĂ©rĂ©glementer le marchĂ© des jeux en ligne. Certains hommes politiques ont soutenu ces dĂ©marches en raison de leur conviction dans la dĂ©fense des droits individuels et dans le potentiel financier de l’affaire.

L’ancien gouverneur de New Jersey, Jon Corzine, a donnĂ© son appui pour un procĂšs initiĂ© par le sĂ©nateur Raymond Lesniak, dĂ©clarant non-constitutionnelle l’interdiction fĂ©dĂ©rale des paris sur Internet. L’actuel gouverneur de New Jersey Chris Christie a Ă©tĂ© un peu plus rĂ©ticent Ă  soutenir cette cause.

DĂ©but novembre 2010, le ComitĂ© des paris, du tourisme et de la prĂ©servation historique de New Jersey s’est rĂ©uni pour examiner une proposition de lĂ©galiser les jeux en ligne Ă  l’intĂ©rieur des frontiĂšres de l’Etat. Le projet de loi a de nouveau Ă©tĂ© promu par le sĂ©nateur Lesniak.

En vertu des dispositions de la loi proposĂ©e, l’Etat du New Jersey recevrait 20% du chiffre d’affaires des sites de jeu.

Les recettes provenant de ces sites pourraient ĂȘtre utilisĂ©es pour financer les courses de chevaux, remplir les caisses du TrĂ©sor et aider l’industrie des casinos d’Atlantic City. Les partisans de l’idĂ©e disent Ă©galement que plusieurs milliers d’emplois pourraient ĂȘtre crĂ©Ă©s Ă  la suite du changement de la lĂ©galisation.

Comme presque toujours, la justification d’une telle action est l’argent – les recettes fiscales pour l’Etat – mais le rĂ©sultat sera un pas en avant vers la libertĂ©.

Foxwoods Development Co., la sociĂ©tĂ© basĂ©e aux Etats-Unis,  a des projets de dĂ©velopper un site de jeux sur Internet en Europe, en partenariat avec Goodson Gaming, dont le prĂ©sident Jonathan Goodson a eu du succĂšs avec les spectacles tĂ©lĂ©visĂ©s « The Price is Right » et « Family Feud ».

« Nous allons demander une ou plusieurs licences dans les juridictions oĂč les jeux sur Internet sont tout Ă  fait lĂ©gaux, rĂ©glementĂ©s et taxĂ©s », a dĂ©clarĂ© Gary Armentrout, directeur de Foxwoods DĂ©veloppement. « Nous proposons un modĂšle d’affaires unique combinant une Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e en direct avec un site de jeux ».

Armentrout a prĂ©cisĂ© que Foxwoods DĂ©veloppement exploiterait le site Internet comme « un site viable et autorisĂ© », proposant des jeux de casino. Les joueurs en ligne devraient pouvoir accĂ©der au site indĂ©pendamment de l’Ă©mission, mais ce show rend l’expĂ©rience unique. »

Le nom du pays europĂ©en oĂč l’on pourra voir les fruits du partenariat Foxwoods Development – Goodson Gaming n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© par Armentrout.

« Cette affaire ne sera en aucun cas dĂ©veloppĂ©e aux Etats-Unis », a dit-il. Foxwoods Development ne fera aucun investissement en capital Ă  l’avance:
« Nous apportons notre expertise dans les opĂ©rations de casino, le management et le marketing des jeux et Goodson apporte son expertise dans la production de spectacles de jeux tĂ©lĂ©visĂ©s ».

Goodson Gaming inclut Goodson and Gaming Solutions International, qui a Ă©tĂ© impliquĂ© dans l’industrie des loteries pour plus de 25 ans.

Foxwoods Development, partenaire dans un projet atermoyĂ© pour un casino en Philadelphie, a rĂ©cemment conclu un accord  avec Apollo Management pour impliquer Harrah’s Entertainment dans l’affaire. Armentrout a signalĂ© que la compagnie avait aussi d’autres projets sur lesquels il n’est pas autorisĂ© Ă  parler.