Les mouvements sur le marchĂ© des jeux en ligne se sont rĂ©cemment ressentis au nord de l’Europe. Il a Ă©tĂ© rapportĂ© que le ministre norvĂ©gien de la culture chercheait Ă  prendre des mesures contre les sites Ă©trangers de jeu Ă  la suite des modifications lĂ©gislatives en 2010.

MalgrĂ© les modifications lĂ©gislatives faites en juillet 2010 pour bloquer les transactions financières avec les sites de jeu Ă©trangers, le nombre de joueurs sur ces sites est aussi Ă©levĂ© qu’il l’Ă©tait avant la nouvelle loi.

Une Ă©tude attribuĂ©e Ă  la sociĂ©tĂ© monopolistique Norsk Tipping montre que 4% des NorvĂ©giens âgĂ©s de plus de 18 ans jouent actuellement sur des sites Ă©trangers. Ce rapport a suscitĂ© des inquiĂ©tudes. Si le gouvernement est contre le jeu en ligne non rĂ©glementĂ©e, les changements lĂ©gislatifs ont clairement peu d’effet et l’exĂ©cutif doit prendre des mesures supplĂ©mentaires.

Les sources suggèrent que le gouvernement norvĂ©gien envisage de prendre des mesures, y compris le blocage des adresses IP des sites de jeu Ă©trangers et l’action en justice contre les opĂ©rateurs qui acceptent les joueurs rĂ©sidents norvĂ©giens.

Le ministre de la Culture a ajoutĂ©: « Nous voulons envisager d’utiliser le filtrage des adresses IP contre les compagnies de jeu qui sont indĂ©sirables en Norvège.

Ces mesures ont Ă©tĂ© utilisĂ©es avec succès en Italie, l’Estonie et la France, et le concept a Ă©tĂ© bien reçu au Danemark ».

Cependant, il y a une opposition Ă  cette idĂ©e. La publication Liberalen dit qu’il n’est pas possible que le gouvernement interdise l’accès aux citoyens Ă  des sites Ă©trangers, et que l’introduction de filtres FAI mène Ă  la censure d’Internet.

Si vous ĂŞtes un parieur averti, vous avez probablement entendu parler du livre « Lay the Favorite ». Ce sont les mĂ©moires de Beth Raymer, surnommĂ©e Lady Vegas, qui parle des gars assis devant des Ă©crans d’ordinateurs, plaçant des paris et calculant les probabilitĂ©s. Mais cela ne se passe pas sur Wall Street – ça se dĂ©roule Ă  Las Vegas, Curaçao, Costa Rica et partout oĂą les paris sportifs ont de gros enjeux.

Après avoir fini le collège en Floride, Raymer est « tombĂ©e » dans un monde d’hommes qui ont fait un gagne-pain de leur amour du sport, leur talent dans les mathĂ©matiques et, paraĂ®t-il, leur incapacitĂ© ou leur aversion de faire autre chose que ce qu’ils font.

En « Lay The Favorite », Raymer raconte ses expĂ©riences de travail dans plusieurs agences de paris, y compris une Ă  Las Vegas, partageant son temps entre les bureaux affairĂ©s et les casinos, oĂą elle plaçait des paris pour le compte de son patron.

« Une journĂ©e au bureau Ă©tait vraiment intense, » dit Raymer « En septembre, il y avaient NFL, U.S. Open, la course du baseball, la prĂ©-saison de hockey, le football ».

Après Las Vegas, Raymer a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Curaçao dans les CaraĂŻbes Ă  travailler pour All Serious Action Players, un bureau de paris dirigĂ© par un homme qui avait eu des ennuis avec la loi et essayait de rester dans le droit chemin. Mais il trouva bientĂ´t qu’il ne pouvait pas rĂ©sister Ă  l’ennui et la monotonie d’un emploi rĂ©gulier, revenant rapidement au gambling.

Raymer rappelle la nonchalance avec laquelle les joueurs mettaient en jeu des sommes massives d’argent – mĂŞme des paris dĂ©passant 10,000$.

L’aperçu de Raymer est tirĂ© directement de la vie, elle a vraiment vĂ©cu dans l’environnement des paris sportifs. Elle dit que, parce qu’elle n’a jamais Ă©tĂ© attirĂ©e par la perspective d’un emploi stable, elle avait beaucoup en commun avec les gens dont elle a Ă©crit.

« S’il y a une question de dĂ©pendance traitĂ©e dans mon livre, c’est la dĂ©pendance Ă  une vie de possibilitĂ©s infinies », dit-elle.

Mais Raymer admet la contradiction entre ce type de dĂ©pendance et la certitude ressortant du titre du livre – un terme de jeu dĂ©signant le pari sur l’Ă©quipe la plus susceptible de gagner.

« Le titre est en quelque sorte ironique, parce qu’il vous conseille investir dans le rĂ©sultat qui semble le plus certain, dit-elle, « alors que moi et les gens de mon livre avons une aversion presque pathologique envers la certitude. »

Les propriĂ©taires d’appareils intelligents Android auront bientĂ´t l’occasion de jouer au poker en argent rĂ©el sur leur tĂ©lĂ©phone. Microgaming a annoncĂ© son intention de lancer une application Android de poker en argent rĂ©el dans les prochains mois.

Il n’y a aucun indice si l’application sera simplement une version rĂ©duite ou plus complexe de l’expĂ©rience du poker. Une dĂ©mo de l’application a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en janvier Ă  l’ICE.

Microgaming va entrer dans une sphère qui devient rapidement encombrée, rejoignant bwin et la salle dominante Full Tilt Poker.

Une version mobile de leur salle de poker fonctionne via leur format Rush Poker, ce qui signifie que les joueurs peuvent jouer Ă  une seule table sur leur appareil mobile. Mais il est prĂ©fĂ©rable d’Ă©viter les temps d’arrĂŞt entre les mains, parce que Rush Poker vous inscrit dans une nouvelle main une fois que vous vous couchez.

Comme de plus en plus de salles en ligne s’adaptent Ă  la plus nouvelle technologie, une question Ă©vidente se pose: Qu’en est-il de PokerStars? Le gĂ©ant de l’industrie du poker en ligne aurait immĂ©diatement un impact sĂ©ismique sur le marchĂ© de poker mobile.

Le marchĂ© est-il tout simplement trop petit pour que PokerStars le prenne en compte? Ou sont-ils Ă  la recherche d’un format pour les applications sur mobile, comme Full Tilt Poker a fait avec Rush?

Le 20 janvier 2011, l’AutoritĂ© de la Concurrence  de France a rendu son avis sur les questions relèvant de ce domaine et qui peuvent apparaĂ®tre suite Ă  l’ouverture du marchĂ© des jeux.

Le 15 septembre 2010, l’AutoritĂ© a dĂ©cidĂ© de lancer une auto-saisine et donner un avis sur les questions de concurrence qui avaient Ă©tĂ© soulevĂ©es, notamment par l’EGBA. L’objectif Ă©tait de mettre en place un cadre pour les nĂ©gociations des droits de paris entre les organisateurs d’Ă©vĂ©nements sportifs et les opĂ©rateurs. En tant que tel, le but Ă©tait d’examiner les « conditions d’accès au marchĂ© et notamment les accords prĂ©voyant des droits de paris » et les « possibles distorsions de concurrence dans ce système, notamment les dispositions concernant la rĂ©munĂ©ration pour le droit de proposer des paris ».

Il a fallu des mois pour que l’AutoritĂ© Ă©mette son avis, retardĂ© Ă  plusieurs reprises.

Après avoir effectuĂ© ses enquĂŞtes et l’audition de nombreux acteurs de l’industrie, l’AutoritĂ© a finalement rendu son avis. Les idĂ©es principales de l’avis sont les suivantes:

– En ce qui concerne les accords sur les droits de paris conclus entre les opĂ©rateurs et les organisateurs d’Ă©vĂ©nements sportifs: l’AutoritĂ© de la Concurrence reconnaĂ®t que si le montant des honoraires demandĂ©s par les organisateurs de manifestations sportives sont trop Ă©levĂ©s, cela aura un impact nĂ©gatif sur l’entrĂ©e des nouveaux acteurs sur le marchĂ©. L’AutoritĂ© invite l’Arjel Ă  fixer les conditions pour les nĂ©gociations d’accords entre les organisateurs d’Ă©vĂ©nements sportifs et les opĂ©rateurs. Les frais devraient ĂŞtre rĂ©glementĂ©s a priori et l’Arjel devrait fournir un mĂ©canisme pour rĂ©gler les diffĂ©rends relatifs Ă  ces frais.

– En ce qui concerne l’accès des nouveaux entrants aux donnĂ©es relatives aux courses de chevaux: l’AutoritĂ© recommande au lĂ©gislateur de renforcer les dispositions rĂ©glementaires qui justifient l’accès non discriminatoire des nouveaux entrants Ă  toutes les donnĂ©es relatives aux courses hippiques. L’AutoritĂ© recommande un contrat type listant les informations que les organisateurs de courses peuvent demander aux opĂ©rateurs en Ă©change des donnĂ©es. L’ARJEL devrait mettre en place un système de surveillance et des sanctions spĂ©cifiques garantissant la conformitĂ© Ă  ces obligations.

– En ce qui concerne la possibilitĂ© pour les nouveaux entrants de concourir avec les anciens monopoles. Vu que le PMU et la Française des Jeux dĂ©tiennent encore le monopole sur les rĂ©seaux terrestres de distribution et sur certaines activitĂ©s, l’AutoritĂ© recommande une division juridique et opĂ©rationnelle des activitĂ©s menĂ©es par les monopoles et celles menĂ©es sur un marchĂ© ouvert Ă  la concurrence.
L’AutoritĂ© reconnaĂ®t Ă©galement l’avantage de la concurrence accordĂ© au PMU, notamment grâce Ă  son rĂ©seau de distribution traditionnel. Cela permet au PMU d’offrir des paris plus complexes, avec une meilleure rĂ©munĂ©ration. L’AutoritĂ© recommande que le lĂ©gislateur clarifie la rĂ©glementation applicable.

L’avis n’est pas contraignant ni pour l’Arjel, ni pour le lĂ©gislateur français, mais il sera difficile pour les deux de l’ignorer complètement. Les opĂ©rateurs en trouveront un instrument puissant pour demander que la loi soit amendĂ©e dans le sens indiquĂ© par l’AutoritĂ© de la concurrence.