Ce n’est plus une surprise pour personne, le petit royaume de Monaco est considĂ©rĂ© le centre du jeu en Europe. C’est pourquoi Monaco hĂ©bergera une nouvelle confĂ©rence liĂ©e aux jeux sur Internet, la dernière expĂ©rience dans le domaine des Ă©vĂ©nements traitant des paris en ligne.

Entre le 11 et le 13 octobre 2010, Mediax lancera la première exposition internationale dĂ©diĂ©e Ă  l’industrie des jeux et paris, « Monaco iGaming Exchanges ». En plus du congrès, MiE prĂ©sentera aussi des confĂ©rences sur de divers sujets, tels que la rĂ©glementation, les stratĂ©gies financières, l’opposition aux jeux en ligne, le marchĂ© international des jeux et paris, y compris celui du poker en ligne et du jeu mobile.

Plusieurs noms sonores ont dĂ©jĂ  confirmĂ© leur prĂ©sence Ă  MiE: Jean-François Vilotte, prĂ©sident de l’ARJEL – la commission de rĂ©glementation des jeux en France, Etienne Marique, prĂ©sident de la Commission des Jeux de Belgique, Jean-Marie Jordan, directeur du Conseil FĂ©dĂ©ral des Jeux de Suisse, et beaucoup d’autres acteurs importants dans l’industrie europĂ©enne des jeux en ligne.

Le programme comprendra deux conférences:

La première se concentrera sur les perspectives et l’Ă©volution du marchĂ© des jeux en ligne aux Etats-Unis. Qui sera le gagnant dans la lutte de l’I-Gaming aux Etats-Unis? La confĂ©rence sera conduite par les autoritĂ©s de « U.S. and European Markets », prĂ©sidĂ©e par Wendeen Eolis, PDG Eolis International Group et spĂ©cialiste des jeux en ligne en AmĂ©rique.

L’autre confĂ©rence s’attaquera au sujet des paris sportifs: « Les paris sportifs en ligne, quels enjeux pour le sport? » Le dĂ©bat sera menĂ© par Jean-François Vilotte, prĂ©sident de l’ARJEL, et Denis Masseglia, prĂ©sident du ComitĂ© National Français Olympique et Sportif.

MiE 2010 cĂ©lĂ©brera les accomplissements dans l’industrie des jeux en ligne par une Ière Ă©dition de « Monaco iGamings Awards », qui rĂ©compensera les meilleurs opĂ©rateurs et fournisseurs de jeux.

DĂ©but septembre 2010, la Cour EuropĂ©enne de Justice a jugĂ© contre les monopoles d’Etat autrichien et allemand, qui appliquent des restrictions sur les paris sportifs, loteries et d’autres formes de jeu.

Statuant dans trois affaires soumises à elle par les tribunaux allemands, le mercredi 8 septembre, la Cour européenne constate que, si les monopoles sont parfois justifiés, la politique allemande en matière de jeux est incompatible avec celle de protection des consommateurs.

« La rĂ©glementation allemande sur les paris sportifs constitue une restriction Ă  la libre prestation des services et Ă  la libertĂ© d’Ă©tablissement », dit l’arrĂŞt de la CJCE.

La Cour a reconnu que de telles restrictions pouvaient ĂŞtre justifiĂ©es par des raisons de protection de l’intĂ©rĂŞt public, comme la lutte contre la dĂ©pendance au jeu. Mais l’instance a soulignĂ© que, dans le cas allemand, le monopole public ne poursuivait pas l’objectif de lutte contre les dangers du jeu d’une manière cohĂ©rente et systĂ©matique.

Les monopoles d’Etat ont menĂ© de larges campagnes de publicitĂ© pour maximiser leurs profits, a notĂ© la Cour.

« Dans de telles circonstances, l’objectif de prĂ©vention de ce monopole ne peut plus ĂŞtre poursuivi, donc le monopole cesse d’ĂŞtre justifiĂ© », a conclu la CJCE.

Dans une affaire similaire, la mĂŞme instance a constatĂ©, le 9 septembre, que l’Autriche Ă©tait en violation du droit communautaire.

La lĂ©gislation autrichienne, qui ne permet qu’Ă  des sociĂ©tĂ©s ayant leur siège social en Autriche, d’exploiter des casinos, contrevient aux règles de l’UE sur la libertĂ© d’Ă©tablissement, Ă©tant discriminatoire Ă  l’Ă©gard des sociĂ©tĂ©s ayant leur siège dans un autre Etat membre.

La Cour a Ă©galement conclu que l’exclusion des opĂ©rateurs dont le siège est dans un autre Etat membre, est disproportionnĂ©e, que la mesure va au-delĂ  de ce qui est nĂ©cessaire pour combattre le crime et la fraude.

Dans une dĂ©cision antĂ©rieure, la Cour a dĂ©clarĂ© que les pays de l’Union EuropĂ©enne pourraient interdire les jeux en ligne si leur but Ă©tait de lutter contre la fraude.

Le commissaire au MarchĂ© intĂ©rieur de l’UE, Michel Barnier, a annoncĂ© en fĂ©vrier qu’après des annĂ©es de dĂ©cisions ad-hoc prises par la Cour de justice, l’exĂ©cutif europĂ©en cherchera des mĂ©thodes plus cohĂ©rentes d’aborder la question. Un Livre Vert sur la question sera publiĂ© dans les prochains mois.

La dĂ©cision de la CJCE a Ă©tĂ© saluĂ©e par les partisans d’un marchĂ© des jeux libre.

Sigrid LignĂ©, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’Association EuropĂ©enne des Jeux et Paris (EGBA), a Ă©voquĂ© le cas allemand comme une dĂ©cision historique qui aura un impact dĂ©cisif sur la rĂ©forme nĂ©cessaire en Allemagne.

« D’autres Etats membres ont ouvert ou sont en train d’ouvrir leurs marchĂ©s, en se dĂ©tachant des rĂ©gimes de monopole pour des systèmes de licences multi-opĂ©rateurs. Ils montrent que les consommateurs peuvent ĂŞtre mieux protĂ©gĂ©s dans un marchĂ© rĂ©glementĂ© et ouvert Ă  la concurrence », a-t-elle ajoutĂ©.

En ce qui concerne le cas de l’Autriche, LignĂ© a soulignĂ© qu’il confirmait clairement que les Etats membres ne pouvaient pas exiger aux opĂ©rateurs autorisĂ©s dans l’UE d’ĂŞtre physiquement prĂ©sents sur leur territoire.

Clive Hawkswood, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Association des Jeux Ă  distance (RGA), a ajoutĂ© que l’Autriche n’Ă©tait pas la seule Ă  avoir des lois et des pratiques arbitraires visant Ă  protĂ©ger les opĂ©rateurs locaux. « Nous espĂ©rons que cette dĂ©cision va convaincre les autres Etats membres d’introduire des changements dans leur lĂ©gislation », a-t-il dit.

Les Loteries EuropĂ©ennes (EL), un groupe de coordination reprĂ©sentant les loteries nationales autorisĂ©es dans 40 pays, ont opinĂ© que la dĂ©cision dans l’affaire allemande n’ouvrait pas la voie Ă  la libĂ©ralisation du marchĂ©.

« Contrairement Ă  la façon dont les promoteurs de la libĂ©ralisation voudraient interprĂ©ter ces dĂ©cisions, la Cour n’a point prĂ©conisĂ© une libĂ©ralisation des jeux d’argent », a dĂ©clarĂ© Friedrich Stickler, prĂ©sident EL.

Siegbert Alber, associĂ© principal du cabinet d’avocats Alber & Geiger, a reprĂ©sentĂ© devant l’instance la plupart des opĂ©rateurs de jeu privĂ©s. Il a Ă©tĂ© l’Avocat GĂ©nĂ©ral de la Cour EuropĂ©enne de Justice dans la dĂ©cision historique « Gambelli », sur laquelle sont basĂ©s les arguments actuels de la CJCE. Il croit que « le Commissaire europĂ©en Barnier proposera une nouvelle rĂ©glementation au niveau de l’UE, visant Ă  libĂ©raliser le marchĂ© europĂ©en de jeu – et mettra fin aux dĂ©bats nationaux ».

Le communiquĂ© du gouvernement nĂ©erlandais sur un rapport consultatif demandant la lĂ©galisation et la rĂ©glementation du poker et des autres jeux en ligne, a Ă©tĂ© accueilli avec des rĂ©ponses mitigĂ©es. D’une part, les nouvelles ont Ă©tĂ© bien accueillies par les opĂ©rateurs qui voient dans le marchĂ© nĂ©erlandais un grand potentiel de dĂ©veloppement. D’autres l’ont critiquĂ© parce qu’il ignore les paris sportifs et le bingo.

Le 25 aoĂ»t, Le Ministère de la Justice des Pays-Bas a publiĂ© le rapport d’un groupe consultatif, constituĂ© l’an dernier sous le nom de la Commission Jansen. Elle a Ă©tĂ© chargĂ©e d’enquĂŞter sur le possible changement de la lĂ©gislation actuelle relative au poker et aux jeux de hasard aux Pays-Bas. L’avis final du rapport Ă©tait qu’on devrait rĂ©glementer les jeux en ligne et que le pays s’aligne Ă  la politique des autres pays d’Europe et du reste du monde.

Le rapport final a Ă©tĂ© publiĂ© le 23 aoĂ»t, et – entre autres – a demandĂ© la crĂ©ation d’un système de licences pour les opĂ©rateurs de poker en ligne.

L’Association des Jeux Ă  distance (RGA), le groupe pro-jeu qui reprĂ©sente la plupart des opĂ©rateurs de jeux en ligne du monde, a toutefois critiquĂ© le rapport. La RGA a opinĂ© qu’il ne rapprochait pas les Pays-Bas d’un marchĂ© concurrentiel et Ă©quitable – certes, pas en excluant de la rĂ©glementation de nombreux domaines de jeu.

« On manque l’occasion de suivre la mĂŞme voie que d’autres juridictions, comme le Danemark, qui ne cherchent pas Ă  discriminer les diffĂ©rentes formes de jeu et qui reconnaissent que tous les jeux peuvent ĂŞtre correctement rĂ©glementĂ©s », a dĂ©clarĂ© Clive Hawkswood, directeur exĂ©cutif de la RGA. « Compte tenu que De Lotto offre des paris sportifs, cela semble favoriser l’opĂ©rateur en limitant l’ouverture au poker ».

Hawkswood a dĂ©clarĂ© qu' »il serait grossier de notre part de ne pas saluer l’ouverture du poker, si elle est garantie d’une manière viable ». Toutefois, il estime que la modification de la loi est une occasion manquĂ©e pour les autres segments.

« Si la protection des consommateurs, plutĂ´t que le protectionnisme du marchĂ©, est l’objectif politique rĂ©el, alors cette recommandation devrait englober d’autres domaines », a conclu Hawkswood.

Vous pensiez peut-ĂŞtre qu’on avait tout vu en matière de paris? Voyons: paris sur les Ă©lections, paris sur les relations des cĂ©lĂ©britĂ©s, paris sur le final des films ou sur une Ă©mission de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©. Mais, dĂ©trompez-vous: un nouveau site de jeux en ligne donne aux Ă©tudiants des collèges et des universitĂ©s la possibilitĂ© de parier sur leurs notes.

Le site est gĂ©rĂ© par Ultrinsic et permet aux Ă©tudiants de tĂ©lĂ©charger leurs horaires, donnant au serveur l’accès Ă  leur dossier scolaire. Le site calcule ensuite les probabilitĂ©s d’obtenir tel ou tel qualificatif en utilisant les donnĂ©es que le webmaster a obtenues sur l’histoire de l’Ă©cole et les exigences des classes et des professeurs.

A ce jour, le site est disponible pour les Ă©tudiants de la New York University et l’UniversitĂ© de Pennsylvanie, mais Ultrinsic espère Ă©tendre ses services Ă  36 Ă©coles Ă  travers les Etats-Unis, d’ici la fin de l’annĂ©e. Cela, si la sociĂ©tĂ© n’est pas sanctionnĂ©e pour encourager le jeu en ligne parmi les Ă©tudiants. Toutefois, Ultrinsic soutient que son activitĂ© ne peut pas ĂŞtre Ă©tiquetĂ©e comme telle, car il existe un niveau Ă©levĂ© de compĂ©tences impliquĂ©es dans le « jeu ».

Le site web semble encourager les Ă©tudiants Ă  exercer leur plein potentiel Ă  l’Ă©cole – plutĂ´t que de tirer parti des Ă©tudiants qui veulent simplement gagner quelques dollars. C’est sans doute un projet novateur et il sera intĂ©ressant de voir dans quelle mesure il se dĂ©veloppera.

Le PDG de 888 Holdings Gigi Levy a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© que dans les mois prochains il Ă©tait « fort probable » de s’engager dans des pourparlers avec d’autres sociĂ©tĂ©s de jeu en vue d’une possible fusion. Alors que beaucoup seraient d’accord qu’une telle dĂ©marche est une rĂ©plique Ă  l’annonce de fusion de PartyGaming et Bwin, Levy a fait valoir que l’union de ses concurrents ne changeait pas les stratĂ©gies de marketing de 888.

« Je pense que la première chose Ă  retenir est que les comptes consolidĂ©s Party-Bwin, lorsque l’opĂ©ration aura Ă©tĂ© terminĂ©e, reprĂ©senteront moins de 10% du marchĂ© », a soulignĂ© le dirigeant de 888. « On ne parle pas de quelqu’un contrĂ´lant 50% du marchĂ©, que ne nous donnerait nulle chance de concurrencer. On parle d’une entitĂ© qui est significativement plus grande que nous, mais encore infĂ©rieure Ă  10% d’un marchĂ© très fragmentĂ©. A cet Ă©gard, je ne nous vois pas changer quoi que ce soit dans notre stratĂ©gie pour cette raison ».

Si le nombre actuel de joueurs restait le mĂŞme, le nouveau Party/Bwin serait le troisième plus grand rĂ©seau de poker en ligne de l’industrie. Avec 5,900 joueurs par jour (les chiffres après la fusion), il se situe avant le rĂ©seau iPoker (3,200), mais bien après Full Tilt Poker (13,800) et PokerStars (25,600). Les chiffres sont fournis par PokerScout.com.

Pacific Poker, qui est la salle de poker en ligne de 888, n’est que la 15e dans le classement, avec 910 joueurs en cash par jour. Donc, si 888 veut ĂŞtre un acteur majeur sur le marchĂ© du poker, il devra s’associer avec l’un des principaux compĂ©titeurs ou plusieurs plus petits. Levy n’a pas nommĂ© un potentiel associĂ©, mais Ladbrokes est une possibilitĂ©, mĂŞme si le succès de celui-ci n’est pas dĂ» au poker.

Les dĂ©clarations de Levy ont Ă©tĂ© faites le mĂŞme jour que 888 Holdings a publiĂ© ses rĂ©sultats sur le deuxième trimestre. Le rĂ©sultat opĂ©rationnel pour ce trimestre a Ă©tĂ© de 61 millions de dollars, le mĂŞme que celui du deuxième trimestre de 2009. Les chiffres ont baissĂ© dans tous ses secteurs d’activitĂ©, Ă  l’exception du bingo.  Le bingo a connu une croissance de 372% Ă  13 millions de dollars, grâce Ă  l’acquisition de Wink Bingo en dĂ©cembre 2009. Son unitĂ© B2B, Dragonfish, a baissĂ© de 24%  Ă  10 millions de dollars, par rapport au mĂŞme trimestre il y a un an, bien que la plus performante unitĂ© 888 en 2009.

La France a annoncé “urbi et orbi”  son changement de législation en matière de jeux en ligne, qui entrera en vigueur le 1er juin. Mais est-ce que le changement est vraiment efficace?

Right2Bet, le groupe qui milite pour l’accès équitable aux jeux en ligne à l’intérieur de l’Union Européenne, a manifesté des réserves vis-à-vis des réformes françaises. Right2Bet dit que les conditions imposées par le gouvernement français sur les opérateurs de jeu sont excessives.

A cause du taux d’imposition élevé, la plupart des opérateurs de jeux ne verront pas l’avantage d’obtenir une licence en France.

Le manager Gary Mullen de la campagne Right2Bet, a commenté: “Le gouvernement français a fait une tentative de faire ses lois sembler compatibles avec le droit de l’Union Européen concernant la libre prestation des services. En fait, il s’agit d’une tentative de protéger les monopoles courrants de l’Etat, en imposant des restrictions draconiennes sur tout opérateur privé qui souhaite entrer sur le marché”.

Mullen a continué ses explications: “Right2Bet a démontré que les parieurs ayant des comptes sur les sites privés bénéficiaient de cotes sensiblement meilleures que celles offertes par les monopoles. Non seulement les parieurs français auront la pire option et les plus petites chances, mais ils manqueront de protection. La possibilité de bloquer les IP fera juste ce que les autorités françaises souhaitent éviter”.

“Le blocage de l’IP a échoué dans le passé. Contrairement à ces opérateurs qui respectent la loi française, malgré leur mécontentement, les opérateurs qui choisissent de contourner le blocage sont peu susceptibles d’exercer un niveau élevé de responsabilité sociale en protégeant les parieurs français. Le résultat sera un marché de plus en plus noir formé par les opérateurs irresponsables, ce qui signifie que les parieurs français seront les dupés.”

Deux grandes compagnies de jeux ont annoncĂ© qu’elles Ă©taient tout Ă  fait prĂ©parĂ©es Ă  entrer sur le marchĂ© en ligne amĂ©ricain, une fois qu’il est lĂ©galisĂ©. L’une des compagnies est Harrah’s – le plus grand groupe de casinos terrestres dans le monde et qui a rĂ©cemment lancĂ© une salle de jeux en ligne au Royaume-Uni. L’autre est PartyGaming, l’un des principaux opĂ©rateurs de jeux en ligne, qui a fonctionnĂ© aux Etats-Unis, mais a Ă©tĂ© contraint de se retirer en raison de l’interdiction lĂ©gislative en vigueur.

Gary Loveman, le PDG de Harrah’s Entertainment, a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă  Reuters, qu’il voyait les jeux en ligne comme le seul moyen de soutenir les rĂ©sultats de son entreprise dans un proche avenir. Les pertes du premier trimestre de 2010 ont Ă©tĂ© de 195,6 millions de dollars, par rapport aux pertes de 132,7 millions pour la mĂŞme pĂ©riode l’an dernier. Loveman a confirmĂ© donc que Harrah’s avait des projets d’expansion en Asie et des activitĂ©s de jeu en ligne en Italie et en France. La rumeur court aussi que Harrah’s cherche Ă  vendre Rio Casino pour Ă©quilibrer ses recettes.

Cependant, tout cela Ă©quivaut Ă  une goutte d’eau dans l’ocĂ©an. En dĂ©finitive, Harrah’s mise sur la lĂ©galisation des jeux en ligne aux Etats-Unis. C’est pourquoi la compagnie a exprimĂ© son appui aux dĂ©marches comme le projet de loi de Barney Frank. Loveman a dĂ©clarĂ© que la lĂ©galisation des jeux en ligne apporterait des milliards de dollars de revenus aux opĂ©rateurs des Etats-Unis. Harrah’s est candidate Ă  une partie substantielle de ce butin grâce Ă  sa popularitĂ© et au fait qu’elle est propriĂ©taire du tournoi et de la marque WSOP.

PartyGaming, de l’autre cĂ´tĂ©, a ouvert la voie Ă  son Ă©ventuelle entrĂ©e sur un marchĂ© lĂ©galisĂ© en signant un accord avec le Ministère amĂ©ricain de la Justice en juillet 2009. Jim Ryan, chef de la direction de Party Gaming, a confirmĂ© que le groupe Ă©tait en pourparlers avec quelques entreprises amĂ©ricaines sur la possibilitĂ© de former des partenariats stratĂ©giques. Le but est de tirer parti des avantages mutuels sur ce qui serait le plus grand marchĂ© de jeux en ligne du monde. Ryan s’est empressĂ© d’ajouter que les discussions Ă©taient encore au stade prĂ©liminaire et a refusĂ© de nommer les sociĂ©tĂ©s avec lesquelles PartyGaming avait nĂ©gociĂ©. Il a parlĂ© de la lĂ©galisation du marchĂ© amĂ©ricain comme du billet de retour de PartyGaming aux Etats-Unis.

La sociĂ©tĂ© Betfair cĂ©lèbre sa première dĂ©cennie d’affaires et ce n’est pas la seule raison de fĂŞte. La salle de paris et de poker Betfair est aujourd’hui une vĂ©ritable plaque tournante du domaine et effectue chaque jour 6 millions de transactions. En 2009, 500 millions de paris ont Ă©tĂ© faits sur Betfair et le nombre des clients est Ă  la hausse.

Avec toute cette activité fleurissante, les revenus ont presque triplé au cours des cinq dernières années, passant de 107£ en 2005 à 303£ fin avril 2009.

Comme si toutes ces rĂ©alisations ne suffisaient pas, Betfair a annoncĂ© qu’Ă  ce dixième anniversaire, ils ont atteint des niveaux record de croissance et viennent d’accueillir leur 3 millionième client.

« Accueillir notre 3 millionième client est une importante rĂ©alisation dont je suis extrĂŞmement fier », a dĂ©clarĂ© David Yu, chef de la direction de Betfair. « Notre croissance continue est un tĂ©moignage que Berfair plaĂ®t Ă  un nombre de personnes plus grand que jamais auparavant. Atteindre ce jalon  l’annĂ©e de notre dixième anniversaire, c’est reprĂ©sentatif pour notre Ă©volution jusqu’Ă  prĂ©sent ».

Betfair a trois sections sur son site Internet. Le fondement de leurs services de jeu est la section de paris sportifs, qui a un grand choix d’Ă©vĂ©nements sportifs et des cotes avantageuses pour les paris.

La salle de poker en ligne Betfair organise régulièrement des tournois et a beaucoup de promotions et de gros bonus.

Enfin, le casino en ligne Betfair propose 150 jeux palpitants et comprend le salon Zero, qui a une cote de la maison nulle.

Finalement, David Yu a conclu: « comme ce qui devrait ĂŞtre le plus grand Ă©vĂ©nement de paris de tous les temps – la Coupe du Monde – approche, nous chercherons Ă  construire sur cet acquis, en consolidant notre chemin vers le 4e million. »

Cryptologic, l’un des principaux dĂ©veloppeurs de jeux de l’industrie des casinos en ligne envisage d’intenter une action en justice contre l’une de ses entreprises partenaires. Marvel Comics et Cryptologic ont signĂ© un accord en 2005 qui a permis au dĂ©veloppeur d’utiliser exclusivement les cĂ©lèbres personnages Marvel, comme l’incroyable Hulk, Spiderman et Blade. Depuis la signature de l’accord, 17 nouvelles machines inspirĂ©es de ces thèmes ont Ă©tĂ© lancĂ©es par Cryptologic.

Mais les choses ont rĂ©cemment tournĂ© Ă  l’aigre, puisque la filiale de Marvel – Marvel BV a signĂ© un accord similaire avec Playtech, l’un des plus redoutables rivaux de Cryptologic. Le diffĂ©rend repose sur la question de l’exclusivitĂ©, sur laquelle Marvel et Cryptologic avaient convenu entre eux. Le contrat avec Playtech a dĂ©terminĂ© Cryptologic Ă  « menacer » Marvel avec une action en justice, dans le but de conserver et protĂ©ger ses droits exclusifs.

Le contrat original aurait dĂ» produire ses effets jusqu’en 2013 et Cryptologic espère que l’action en justice l’aidera Ă  conserver ses droits pendant toute cette pĂ©riode. Un communiquĂ© de presse de la sociĂ©tĂ© explique qu’ils avaient essayĂ© de rĂ©soudre le problème Ă  l’amiable. Mais par dĂ©faut d’une rĂ©ponse de la part de Marvel, la sociĂ©tĂ© a dĂ©cidĂ© de porter l’affaire devant les tribunaux. Cette affaire va probablement perdurer, parce qu’aucune des parties ne se rendra facilement.

Le gouvernement amĂ©ricain pourrait prĂ©parer sa première action en justice contre un opĂ©rateur de jeux en ligne. Sur le banc des accusĂ©s il y a Full Tilt Poker, l’un des sites majeurs de poker, qui a dĂ©fiĂ© la loi amĂ©ricaine UIGEA. Les agents FBI ont interviewĂ© les patrons de Full Tilt et ont Ă©galement procĂ©dĂ© Ă  des visites imprĂ©vues chez certains joueurs, les interrogeant sur leurs transactions avec Full Tilt. Ces informations nous parviennent du forum de poker twoplustwo, leur vĂ©ridicitĂ© n’Ă©tant pas prouvĂ©e.

Les agents prĂ©tendent qu’ils ne poursuivent pas les joueurs, mais cherchent Ă  ramasser des informations sur Full Tilt. Cela indique qu’ils prĂ©parent une action au niveau fĂ©dĂ©ral contre le rĂ©putĂ© opĂ©rateur de poker en ligne. Si les raisonnements du forum sont purement spĂ©culatifs, la situation semble toutefois mener Ă  quelques conclusions logiques.

L’Ă©tablissement de l’enquĂŞte Ă  Washington est un indice, car l’Etat est l’un de ceux ayant une loi dure contre le poker en ligne. Les opĂ©rateurs qui acceptent les rĂ©sidents de Washington sur leurs sites tombent sous l’incidence de la loi.

De plus, Washington permet la poursuivie en justice des opĂ©rateurs en ligne pour infraction pĂ©nale (felony). Avec cet argument, les enquĂŞteurs pourront obliger les joueurs refractaires Ă  coopĂ©rer. Cela a Ă©tĂ© un problème dans d’autres juridictions plus permissives.

L’UIGEA devrait ĂŞtre implĂ©mentĂ©e Ă  partir du 1er juin, Ă  moins que le Congrès ne l’abroge entre temps. Le dĂ©putĂ© Barney Franck essaie d’aboutir Ă  faire rĂ©glĂ©menter le domaine avant que l’UIGEA soit appliquĂ©e.

Si rien de positif n’arrive de ce cĂ´tĂ©, l’action en justice Ă  l’encontre de Full Tilt Poker pourrait s’avĂ©rer dĂ©sastreuse pour l’entreprise.

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